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dimanche 8 février 2026

Street art

 De temps en temps kwarkito, en se promenant dans sa ville, remarque des "papiers collés" sur les murs; certains, en particulier, illustrent des locutions proverbiales, il les a trouvés inspirés (et inspirants), aussi il en a posté des photos sur son blog.
 Moi aussi, dans mon quartier, il m'arrive d'en croiser, de ces "papiers collés" (moins souvent que kwarkito, et pas du même style, mais de temps en temps, ça arrive).
En voici un qui m'a bien plu, qu'en pensez-vous?


 Vous vous demandez qui est @NAYOOKAA?
Cherchez sur Instagram!

mardi 3 février 2026

Recadrage

 Juste un petit rappel: il se passe des choses dans le monde.
Il s'en passe peut-être davantage ailleurs; mais ce n'est pas comme si chez nous en France, il ne se passait pas aussi des choses: il s'en passe, je vous assure!
Par exemple, dans six semaines on va avoir des élections municipales tout partout!
Nous allons pouvoir remplacer nos excellents élus locaux par des élus locaux encore meilleurs, une occasion à ne pas rater! OK, la décision ne sera pas toujours facile: vu l'état de notre personnel politique, dans bien des cas il faudra faire un choix entre, d'un côté, une galerie de bras cassés tout ramollis, et de l'autre, une rangée de bras raide-coincés à 45° au-dessus de l'horizontale; la différence, je suppose que vous la voyez, mais vous avez une préférence?
Peut-être pouvons-nous tirer des leçons de ce qui se passe dans les autres pays.


Cette image (non signée) nous vient du Minnesota où, justement, il se passe des choses. Nous devons cette image à la courtoisie de Fresca, qui habite Minneapolis. Elle raconte sur son blog ce qui se passe dans cette ville, juste à côté de chez elle. 
Fresca précise qu'elle a recadré l'image avant de la poster; c'était, je pense, une bonne idée de concentrer l'attention sur ces deux portraits. Notre mémoire est si fugace.

Image: copyleft? 


mardi 30 décembre 2025

I Don't Know What You See in Me

 En cette fin d'année, tout le monde déplore l'absence de Brigitte Bardot - parfois en la confondant avec quelqu'un d'autre: celle qui rêvait d'être danseuse, la poseuse des unes des magazines, la diseuse de Vérité, la femme créée par Dieu, l'avocate des bêtes - qu'elle fut, tantôt successivement tantôt simultanément mais jamais "seulement". 
Quand j'avais cinq ans, j'ai été follement amoureux d'elle: mes parents, qui m'avaient surpris en train d'embrasser passionnément un de ses portraits publié dans l'hebdomadaire Elle, en riaient encore des années après (je retins la leçon: quand quatre ans plus tard ce fut de Mehdi El Glaoui, alias Pascal, alias Sébastien, que je tombai follement amoureux, je fis en sorte de garder ça pour moi; on ne badine pas avec l'amour, tous les enfants le savent d'instinct, essayez de retenir ça, les adultes!). "I Don't Know What You See in Me" est le titre d'un single du groupe Belle and Sebastian, j'ai choisi ce titre parce que j'ai pensé qu'il collait mieux au sujet du billet qu'aucun des titres auxquels j'avais pensé d'abord (du style Initials B.B. ou Sur la plage abandonnée) qu'après réflexion j'ai jugés conventionnels, convenus; ça m'est venu (serendipity!) en cherchant sur internet des détails sur Belle et sur Sebastien. Tous, nous cherchons tout le temps quelque chose, et chaque fois nous trouvons autre chose, ce n'est sans doute pas B.B. qui aurait dit le contraire.

Au revoir, Madame, ce fut un plaisir.
1934-2025

samedi 13 décembre 2025

Élans perdus

Frank Pé (Broussaille!), Li-An et Yossarian lui ont rendu hommage, tous deux avec élan... ai-je besoin de vous dire que je l'aimais bien?

Et Tito Topin? Peu de gens en ont parlé, pourtant il nous a bien fait rire lui aussi avec ses dessins ... nous? c'est-à-dire, peut-être pas les gens de la même génération que Li-An et Yossarian? Dites-moi si vous vous souvenez de ses albums de BD: La Langouste ne passera pas, ou Voyage au centre de la C...ulture, ça me donnera une idée de votre âge.

Frank Pé, 1956 - 2025

Tito Topin - 2025

 

 

vendredi 6 décembre 2024

Se souvenir des belles choses (2)

 Cette fois, c'est Denis Brihat. Aucune mort ne me réjouit (essentiellement, parce que les quelques personnes dont la mort pourrait éventuellement me donner envie de danser s'accrochent à la vie comme des tiques) mais certaines morts m'affectent plus que d'autres: celle des gens que j'ai connus, même peu. Denis Brihat, j'ai découvert ce qu'il faisait à sa première exposition, discrète, à la ferme des Contards (il y a cinquante ans et des poussières), plus tard nous sommes devenus voisins, il m'a fait visiter son laboratoire, j'ai vu quelques-unes de ses expositions suivantes (pas toutes: il en a fait un peu partout).
Nous n'avons jamais été proches, sauf épisodiquement en nous croisant sur ce "plateau des Claparèdes, désert à l’époque" que nous arpentions dans tous les sens "à l’époque" en nous émerveillant des mêmes choses. Elle est bien loin, cette époque, et ce plateau autrefois désert me manque aussi.

Et, coup sur coup, deux jours plus tard, c'est Jacques Roubaud.
Jacques Roubaud, je ne l'ai jamais approché plus près que depuis le parterre du Gymnase quand Maréchal y a monté ses pièces sur le Graal (avant, j'en avais dévoré, comme des romans, les gros volumes écrits à plusieurs mains avec Alix Cléo Roubaud et Florence Delay).
Sa traduction de La Chasse au Snark, ça m'aurait plu que l'éditeur français la choisisse de préférence à celle, si académique, d'Aragon pour accompagner les dessins de Mahendra Singh; une rencontre manquée.
Son Petit traité invitant à la découverte de l'art subtil du go m'accompagne: je l'ai lu une première fois bien trop tôt pour y comprendre quoi que ce soit, et je le relis de temps en temps pour vérifier que je n'y comprends toujours rien (ça m'aide à me sentir jeune). Après tout, c'est un objet fascinant, presque autant qu'un bulbe de jacinthe, un coquelicot froissé ou une toile d'araignée.

photographie de Denis Brihat

Denis Brihat
1928-2024
Jacques Roubaud
1932-2024

jeudi 9 mai 2024

Suck it, Lichtenstein!

 Vous pensiez peut-être qu'Indy, après avoir retrouvé son Arche perdue et menée à son terme sa dernière croisade, se reposait sur ses lauriers, comme tout Indy qui se respecte? ou bien, vous redoutiez que des gens qui lui veulent plus ou moins de bien annoncent pour bientôt un copier-coller de ses précédents exploits affublés d'un titre ronflant, comme font les gens qui ne respectent pas les Indy? Je parle d'Indy Stevenson, pas d'un autre Indy, je le précise pour éviter toute ambiguïté.
Ç'aurait été mal connaître Stevenson, parti explorer d'autres pistes dans la jungle de l'Art !
Écoutons ses explications:

In an Emoji History of Art, ND Stevenson Playfully Recreates Iconic Paintings

I cannot tell you how or why, but at some point a few years back I discovered that Instagram Stories not only allows you unlimited emojis, it ALSO allows you to enlarge them to an apparently infinite degree. Thus, a very strange new hobby was born. As far as I can tell, I am the inventor of this art form, since I am a genius and everyone else has a life.

Je ne sais pas quand ni comment, il y a quelques années j'ai découvert qu'Instagram Stories, non content de mettre à votre disposition ses emojis sans limitation, vous permettait EN PLUS de les agrandir tant et plus. C'est ainsi qu'est né un nouveau hobby, une forme d'expression artistique dont, sauf erreur de ma part, je suis le découvreur-inventeur (qui d'autre aurait pu? je suis un génie et les autres gens ont une vie).

Bref: sur la page perso d'Indy vous pouvez admirer le résultat:  l'Histoire de l'Art revisitée  en collages d'emojis!

The artist began this piece completely confident
in the existence of a pitchfork emoji.
The artist was wrong.
 

Cette technique révolutionnaire permet
de faire d'authentiques ready-mades!
C'est fou, non?

Stevenson n'a rien perdu du sens de l'humour qui vous avait, il y a déjà longtemps, rendu accro à son défunt site Gingerhaze. J'ai bien aimé la petite pique dirigée vers un artiste contemporain couvert de lauriers: d'où le titre.
 

lundi 2 octobre 2023

Que chasser?

  Ahuworah! Bonne chasse à tous,
qui suivez la loi de la jungle!
Kipling

 Automne, saison de la chasse. Qu'allons-nous chasser?
Mais voyons, les idées noires, bien sûr (j'en vois qui traînent encore par-ci par-là; tout l'été, on leur a donné  coup d'éventail sur  coup d'éventail, mais ça n'a pas suffi).
Comment? quoi? où?  
Pourquoi ne pas aller voir ces deux expositions: la première est déjà en place (elle a été vernissée la semaine dernière) à l'occasion de la sortie d'un livre qui s'appelle Le serval et la tortue...
C'est quoi, une fable?
Mais non, c'est bien plus excitant que ça (les fables, on en fait vite le tour, même à une allure de tortue): c'est le catalogue des gravures de Gilles Aillaud, et la galerie Métamorphoses, 17 rue Jacob, les expose, ces gravures.

Vous avez tout le mois d'octobre, et même un peu de novembre! Vous repartirez avec ce Catalogue Raisonné, et vous constaterez (j'espère) qu'un coup de catalogue plein de jolies images c'est plus efficace qu'un coup d'éventail, pour estourbir une idée noire; mais peut-être, ensuite, vous direz-vous: "Les gravures c'est bien, mais il me semblait qu'il avait fait des dessins aussi, Gilles Aillaud? Et des peintures, des huiles, des acryliques, d'autres trucs?"

Vous avez parfaitement raison, vous pourrez en voir, des peintures, et cette fois au centre Pompidou, à partir de cette semaine et jusqu'au 26 février 2024, pour cette expo-là, "Gilles Aillaud animal politique" (quel titre!) vous pourrez prendre votre temps.

On récapitule (hé oui, tout ça c'est à Paris):
À la librairie-galerie Métamorphoses, pour la sortie du livre Gilles Aillaud, Le serval et la tortue, catalogue raisonné de l’œuvre gravé, texte de Jean-Christophe Bailly, édition établie par Ianna Andréadis, Métamorphoses, 2023 (oui, tout ça), exposition jusqu'au 18 novembre 2023;
Au Centre Pompidou, exposition Gilles Aillaud animal politique, du 4 octobre 2023 au 26 février 2024 - 11h - 21h, tous les jours sauf mardis (et vous pouvez parier que là aussi, vous trouverez tout un choix de livres, catalogues, lithos, cartes et affiches à mettre dans votre gibecière).

Genette, lithographie extraite du tome 2 de l’Encyclopédie de tous les animaux y compris les minéraux, Atelier Franck Bordas imprimeur-éditeur, 1989  © ADAGP, Paris, 2023


jeudi 24 août 2023

On n'est que peau de choses

Vous avez bien noté, j'espère, que vous n'avez que jusqu'au 3 septembre pour vous décider à aller voir l'exposition Louis Pons "J'aurai la peau des choses" au musée Cantini, et qu'on ne sait toujours pas si, dans un avenir pas trop éloigné, on pourra revoir ailleurs tous ces dessins et assemblages?

Encore un dessin de Louis Pons.
















 Bon, si vous n'avez vraiment pas le temps, on vous offre ici une petite visite virtuelle.

Ne traînez pas: rien ne dure toujours. 



jeudi 24 mars 2022

Intéressant? Sûr!

 Yves Frémion - qu'on n'a plus besoin de présenter*, n'est-ce pas? -  nous avait déjà donné en 1989  Images interdites, (avec Bernard Joubert) aux éditions Alternatives; il vient de faire paraître la suite: Images interdites, la censure au 21ème siècle, toujours aux éditions Alternatives

Qu'est-ce? "Le premier panorama international de la censure des images de ces vingt dernières années".

Car "l’image – dessin de presse, illustration, BD, cinéma, TV, photo, peinture, graphisme... – est plus que jamais la cible des rages totalitaires dans le monde entier. Aucun pays, du plus démocratique au plus autoritaire, n’est épargné par le phénomène", précise la présentation de l'éditeur. C'était urgent, l'Histoire accélère. 


Avec la participation exceptionnelle

(et gracieuse) de Vladimir Poutine.

Dans toutes les bonnes librairies. Ou alors, si vous avez l'occasion de passer par le 66 rue Julien Lacroix (Paris 20°) le jeudi 31 mars 2022 entre 18 et 22 heures (ou, qui sait? un peu plus tard s'il n'y a pas de couvre-feu), peut-être pourrez-vous rencontrer l'auteur en personne, à moins qu'il ne se fasse représenter par un de ses nombreux à liasses.

*Mais si, mais si, vous le connaissez certainement sous son nom de plume de Théophraste Épistolier, ou peut-être sous d'autres noms: Art(h)ur Conan Doc, Baptiste Monoquini, Bethsabée Mouchot, Hassen Céheffe, Yvan E. Frémov, Jean-Edern Hyerestation-du-RER, Laurent Tharbes, Les Frères L. et D. Corson de Rojayhart, Max de Blé, Noël Hobalcon et Paco Tison, Yves Frémion de la Fermay, Yves Mousse, sans oublier le pseudonyme collectif Colonel Durruti qu'il partage avec Emmanuel Jouanne.

Image © Alternatives

Une précision après coup: le vigilant Théophraste Épistolier me fait remarquer que la fiche Wikipédia de Frémion est bourrée d'erreurs (jusqu'à la gueule): on y mentionne en particulier un "Images interdites, tome 2" qui serait paru en 2021: ne le cherchez pas, il n'existe pas! C'est sans doute une mauvaise interprétation d'un texte annonçant l'an dernier le livre dont il est question aujourd'hui, "Images interdites, la censure au 21ème siècle" qui n'a rejoint les rayons des librairies que le 10 mars 2022.


jeudi 18 novembre 2021

Et on joue à la Marelle, et hop, et hop

 

Il y a eu, jusqu'à aujourd'hui, un léger flou autour du projet "Tarot de la Marelle", la réédition, pas-tout-à-fait-à-l'identique-mais-presque (pour des questions de droits), de ces fascinants Atouts* dont, nous a appris Roger Zelazny, princes et princesses d'Ambre* ne se séparent jamais, et auxquels Florence Magnin, après avoir illustré les couvertures de la série de romans pour Denoël, avait ouvert un portail* vers l'Ombre* que nous habitons: une réédition que vous attendiez tous depuis des années, n'est-ce pas, amis?; au vu des informations pas toujours concordantes  postées ici et là, il était permis de se demander: la souscription serait-elle lancée le 10 novembre, ou plus tard? Sur Kickstarter, ou sur Ulule?

Voici, heureusement, qui va éclairer votre lanterne: 

Retrouvez toutes les informations ici!

*Je vous renvoie aux romans de Zelazny pour les détails.

mardi 9 novembre 2021

Et si c'était demain?

 Vous en avez vu assez à présent, lecteurs éclairés, pour reconnaître la touche inimitable d'une de nos illustratrices préférées
(n'est-ce pas?)…
Mais que nous montre, au juste, cette fenêtre sur un autre monde?
Ouvre-t-elle sur un univers impossible?
Ou sur celui que nous n'avons jamais quitté?


Sur le passé?
Sur le futur?
Et si c'était…  
… sur demain?

À suivre...

samedi 6 novembre 2021

En éclaireuse

 ... Mais oui, ce n'est pas simplement un feu follet parmi d'autres, c'est une lanterne portée par une énigmatique figure féminine...


 ... de quel futur vient-elle en éclaireuse?

De quels arcanes est-elle la messagère?

Le saurons-nous bientôt?

 

À suivre...


mardi 2 novembre 2021

Sombre...

 On nous avait prévenus: la nuit allait tomber une heure plus tôt.
Ouille!
Ça n'a pas raté: l'hiver a rajouté une couche, en étendant sur les journées d'hier et d'avant-hier nuages noirs et pluie persistante.
Depuis le changement d'heure, je ne suis pas sûr que le jour se soit encore levé.
Mais… que vois-je, là, tout au bout de l'obscurité?


 Serait-ce une lumière?
 
À suivre…

lundi 4 octobre 2021

Mourir innocent

 Venue de quelque part dans les profondeurs de la radio, une des voix interchangeables qui ânonnent les nouvelles résume ainsi le changement apporté par la mort de Bernard Tapie à sa situation judiciaire: "le jugement de son procès en cours n'ayant pas été rendu, Tapie est mort innocent". Savoureux, encore qu'un peu morbide, n'est-ce pas?
À l'heure qu'il est, le rire de Bernard Tapie, que ces dernières années, on n'avait plus entendu que fêlé, chevrotant, réduit par la maladie à un simple murmure, doit éveiller, plus tonitruant que jamais, les échos des voûtes de l'Hadès, et soulever des vagues sur le Styx… tant le tapage fait par les papelarderies hypocrites qui ont accueilli sa mort éclipse celui, pas mangé des vers non plus mais malgré tout plus mesuré, qui avait salué celle de Chirac!
Morts innocents aussi, ni plus ni moins que Tapie,
ceux du mois de Septembre.
Tout le monde (la liste serait trop longue), ce Septembre-ci, a rendu hommage à Jean-Paul Belmondo: moi-même, je vous en fais la confidence, j'ai essayé, devant mon miroir, d'approcher, dans la mesure de mes moyens, la nonchalance de dandy avec laquelle il se recoiffait de son feutre dans le mémorable dernier plan du Doulos. Pauvre hommage: on fait ce qu'on peut.
Belmondo, en voilà un qui savait faire le mort élégamment.
Dans leur coin - presque seuls - Éric Chevillard rendit hommage à Bruno Roy, et Jérôme Leroy à Roland Jaccard: à défunts discrets, hommages dépourvus de boursouflure. Je ne vais pas laisser Septembre s'éloigner sans vous rappeler que le mois passé vit une disparition encore plus discrète: celle d'Henriette Valium, en vous montrant une de ses œuvres (relativement) récentes, judicieusement intitulée: 

Last Moments.



Au revoir Septembre, à la prochaine.


Image © Henriette Valium


mercredi 1 septembre 2021

Driiiiiiiiing!

 

En Septembre, il se passe quoi? 

Ah, déjà une bonne réponse (c'est bien, il y en a qui suivent): la rentrée!
La rentrée sera, cette année, euh… un peu compliquée.
Raison de plus pour bien la préparer: prenez exemple sur ces deux élèves,
Li-An et Boulet qui ont commencé leurs préparatifs à l'avance:
Li-An en rangeant son pupitre et en faisant de la place pour tous les crayons neufs et les rames de papier dont il aura besoin en octobre (on lui a déjà donné le programme pour octobre);
Boulet en mettant en ordre ses notes de l'année dernière (il les a déjà bien potassées, et il donne ici des conclusions intéressantes) et en en faisant des polycops pour distribuer à tous ses copains: ça rendra service à tout le monde, aux redoublants comme à ceux qui passent!
Et pour rendre ça un peu plus ludique ils vous invitent à venir leur donner un coup de main! Ludique, ça le sera au point qu'il y aura des chips et du Champomy des images à gagner! Pas la peine que je les poste ici, ces images: vous pourrez en voir tout plein ici et .


Quand vous bouclerez votre cartable, demandez à votre papa et à votre maman de vous donner un peu de sous, ils se montreront compréhensifs quand vous leur direz que c'est pour les imprévus de la rentrée (ils connaissent ça).

vendredi 14 mai 2021

À quoi ressemble une foule sans masques?

 

Se peut-il que nous l'ayons oublié? Nous allons bientôt pouvoir confronter nos souvenirs avec la réalité.

Si vous avez vraiment envie de les voir de plus près, cliquez!


 


Louis-Léopold Boilly   (1761-1845)

"Réunion de trente-cinq têtes d 'expression"

mercredi 3 mars 2021

Zéro, trois, zéro, trois, deux, zéro, deux, un.

 

Mars marche donc sur les traces de février, en commençant de façon bien ordonnée par un lundi… il devrait comme son aîné bien remplir les cases des quatre semaines prochaines, mais parviendra-t-il jusqu'au bout à colorier sans déborder?
Sans préjuger du résultat, notons qu'en ce zéro, trois, zéro, trois Boulet nous offre une mini-histoire qui m'a bien fait rire, un peu jaune mais rire quand même: en effet, il se trouve que moi aussi j'ai testé le jeu au titre alléchant ("Merci pour Votre Commande") auquel a joué Boulet… et après plusieurs tests, c'est un jeu qu'en conscience, je ne peux vous recommander. Verdict définitif: bien que la durée de vie du jeu semble considérable ("des heures et des heures de suspense et de frissons! ": promesse tenue) l'interactivité, en revanche, est à revoir de fond en comble! 


mercredi 10 février 2021

Bonjour Madame Berthe

Un peu de whimsy par les temps qui courent, ça ne peut pas faire de mal. Je vous avais promis il y a longtemps qu'on retrouverait un jour Frédérick Tristan, pourquoi pas maintenant?

 Peu de curieux ont eu accès au zoo de Madame Berthe.
Sis au quatrième étage de sa somptueuse demeure de la rue Cuviau à Paris, ce parc animalier ressemble à s'y méprendre aux circonvolutions cérébrales de cette auguste milliardaire que le poète Alcophibras a pu décrire comme "un condensé de sublime dans une poche d'incongruité".
C'est ainsi que la chère femme s'avisa de créer le bestiaire fantastique le plus original de la planète. Dans ce dessein, elle envoya à travers le monde des aventuriers oniriques de première grandeur tels que Susho Bramlie, Valsage Dutrimont et Andrieu Passacai en quête des animaux les plus singuliers qui se puissent imaginer. Les trois hommes écumèrent les continents du mundus imaginalis durant dix longues années et finirent par ramener une trentaine d'espèces que Madame Berthe s'empressa d'exposer - tout en réservant l'honneur de la visite à des esprits suffisamment avertis.

Un condensé de sublime dans une poche d'incongruité

Le but du présent catalogue est de faire connaître à un plus large public les pensionnaires de ce remarquable zoo. Les caractéristiques scientifiques de chaque spécimen ont été étudiées par le professeur Adrien Salvat, membre  honoraire du Quai Conti. Il a bien voulu en rédiger des notes explicatives. Les dessins qui accompagnent ces textes sont dus au talent de monsieur Paul Bargasse. Ils ont été pris sur le vif par cet infatigable chercheur. On ne saurait trop le féliciter de sa capacité à voir et à transmettre ce que si peu de témoins ont été capables de discerner en descendant dans des profondeurs abyssales si rarement explorées.


Le Goreux têtu
Ce remarquable bipède se trouve dans la Sierra Leone où les indigènes l'appellent El' Fada. Il mesure 50 cm et pèse 800 g. Son petit corps est recouvert d'une cuirasse en corne tandis que sa tête au nez pointu et à l'œil mi-soupçonneux mi-menaçant est protégée par un casque muni de deux antennes verticales et d'une antenne horizontale. Les premières permettent à l'animal de capter les ondes émises par ses congénères, alors que la troisième semble n'être qu'un appendice d'ornement. D'une nature vive et ombrageuse, il ne cesse guère de se chamailler avec ses pareils en poussant des cris perçants. Il passe le reste de son temps à secouer les arbres pour en faire tomber les fruits dont il recrache la chair, les noyaux et les pépins demeurant sa nourriture exclusive.

Les pépins, c'est mes oignons.

Son allure de petit soldat est à l'origine de la légende que colportent les indiens Piscaduros. Les ancêtres de ces derniers auraient remporté la célèbre victoire de Belafonte contre les conquistadores grâce à une centaine de milliers de Goreux têtus venus leur prêter main-forte.
Pourquoi ces petits animaux se seraient-ils brusquement ligués pour assister des humains? Les Piscaduros croient que les âmes de leurs guerriers morts au combat se réincarnent dans les Goreux, ce qui donnerait un sens à la légende. Les scientifiques, eux, pensent plus volontiers que ces bipèdes étant d'une humeur particulièrement querelleuse se précipitèrent dans la bataille dès qu'ils en eurent connaissance. Muratory écrit: "Le courage insensé de ces petites bêtes est tel qu'elles iraient se mêler d'un combat entre un tigre et un éléphant." (Exposé devant le Parlement, Londres, 27 août 1802).

Frédérick Tristan,
Le fabuleux bestiaire de Madame Berthe
Éditions Zulma, 2005
ISBN 2-84304-312-3


 Le fabuleux bestiaire de Madame Berthe est, à ce qu'il semble, actuellement indisponible chez Zulma. En revanche, vous n'aurez pas de mal à trouver - dans leurs éditions françaises ou anglaises - les livres écrits ou illustrés pas les fabulous Fan Brothers. Eux aussi, je vous promets de vous en reparler.

Armadillo, dessin de Éric Fan.

lundi 21 décembre 2020

Pain de mie

 

... Et ne manquez pas de donner, à ceux dont ce tendre pain de mie* vous tient éloignés, autant de bonnes nouvelles que vous pouvez en collecter.

Maman ne tousse presque plus! Grand-mère a pu se lever!
Maman ne tousse plus!
Grand-maman a pu se lever!

 

*Oh-oh, on dirait que Coo, mon fantasque correcteur orthographique, se mêle à présent de censurer les expressions qu'il juge chargées de trop de connotations négatives, comme te*ps de pa****ie. Sacré Coo, il faut qu'on aie une discussion tous les deux.

Illustration d'Henry Morin,
pour Nane d'André Lichtenberger