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samedi 21 juin 2025

On peut être et avoir l'été (tant que c'est l'été)

 C'est officiel, Alfred Brendel ne descendra pas dans la rue pour la Fête de la Musique. Écouter (le casque bien enfoncé sur les oreilles, évidemment) quelques-uns de ses enregistrements sera notre façon de participer à l'événement.
Rassurez-vous, il y a d'autres événements pour lesquels casques et AirPods seront facultatifs!


Si vous êtes à Marseille, vous faites probablement déjà la queue devant la librairie Tsundoku (49 cours Pierre Puget, 13006, Marseille) pour vous inscrire (premiers arrivés, premiers servis, ça ouvre à 10 heures, et la queue doit déjà être longue) à la séance de dédicaces de Junji Ito: il sera là en personne le 12 juillet, ça risque d'être chaud. L'inscription est payante.


Si vous êtes à Paris, vous vous préparez sans doute pour aller, ce matin ou peut-être demain dimanche (ça dépend de combien de temps il vous faut pour vous faire une beauté) place Saint-Sulpice, faire votre marché (au Marché de la Poésie: c'est du 18 au 22 juin). Entrée libre!
 

Alfred Brendel 1931-2025

 

lundi 12 août 2024

Et tu étais toujours là, dans ces beaux souvenirs

 Les Perséides sont un essaim de météores (ou étoiles filantes) visible dans l'atmosphère terrestre, constitué de débris de la comète Swift-Tuttle et dont la taille est comprise entre celle d'un grain de sable et celle d'un petit pois. C'est wikipedia qui le dit, alors ça doit être comme ça: une pluie d'étoiles filantes, en vrai, c'est une pluie de grains de sable et de petits pois.
Ces météores sont observables lorsque les débris de Swift-Tuttle rencontrent l’atmosphère terrestre, soit à partir du 20 juillet environ jusqu’aux alentours du 25 août, avec un maximum habituellement situé entre les 11 et 15 août. La nuit la plus active de la pluie des Perséides est celle du 12 au 13 août de 2 à 5 heures du matin. 


Il y a... voyons... cinquante ans, ou pas loin, avec un groupe d'amis, nous avons décidé de veiller au grand air, tout la nuit s'il le fallait, pour voir passer ce nuage de poussières qui ressemblent tellement à des étoiles. Nous avons choisi une pente bien orientée au flanc d'une colline loin de toute pollution lumineuse et nous avons parlé de choses et d'autres, pour rester éveillés en attendant que pleuvent les petits pois (car le marchand de sable, lui, était déjà là). Pas étonnant que je ne me souvienne pas de ce que nous avons dit: une conversation comme on en a tous les jours, alors que c'est pour une nuit comme il n'y en a pas toutes les nuits que nous étions là.
Les personnes qui étaient avec moi, c'était qui, déjà?


Les noms, je les ai oubliés.


Sauf un.


Les plus attentifs d'entre vous à ce qui se passe sur internet ont déjà compris où je veux en venir. Comme vous, j'ai traîné sur Youtube où il est impossible de rater (il y en a partout) les trailers, les teasers, les commentaires de cette série animée dont le premier épisode montre une pluie de météores: Sousou no Frieren (un titre avec lequel les traducteurs on du mal: Frieren, après la fin du voyage; Frieren la fossoyeuse ...). Et, après ce que je viens de vous confier, vous ne serez pas surpris de l'apprendre: j'ai voulu voir ça de près, et, dès le premier épisode, j'ai été aspiré hors de notre réalité comme par un vortex spatio-temporel, et j'ai binge watché la suite. Vraiment, c'est un très chouette anime que vous pouvez, si vous êtes impatient, voir sur Crunchyroll (un site que, pour plusieurs raisons, je ne recommande pas vraiment, mais enfin bon, ils proposent des périodes d'essai gratuites, on peut avoir envie d'en profiter en attendant que ça sorte en DVD ou en Blu-ray). Vous pouvez aussi lire le manga (l'anime est adapté, plutôt fidèlement, d'un manga traduit en français par Ki-oon).

 

Cinquante ans, c'est long.

Je me demande si je ne devrais pas donner de mes nouvelles à cette personne dont je n'ai pas oublié le nom? Notre pluie d'étoiles filantes à nous, c'est maintenant.

 

image © Madhouse production

jeudi 23 novembre 2023

Bon annauniversaire

 Quel jour sommes-nous aujourd'hui? Le 23 novembre? Voyons... Mais c'est l'anniversaire de Masamune Shirow!

Bon anniversaire  Masamune Shirow!


Toujours prêtes à faire la fête, Annapuma et Unipuma. 


jeudi 2 mars 2023

Il veille sur la galaxie

 Leiji Matsumoto et moi, ça a failli être un rendez-vous manqué: pour Albator, je n'ai pas eu le bon âge au bon moment. Mais Interstella 5555, je peux vous dire que j'ai kiffé grave. Et à présent, voir défiler le générique d'Albator, ça me rend nostalgique de quelque chose que je n'ai pas connu. Rendez-vous dans la prochaine galaxie, peut-être? Il doit bien exister quelque part des systèmes solaires secrets où l'on peut se rencontrer loin de la foule déchaînée.

1938-2023

jeudi 2 février 2023

De la difficulté de cacher un chat dans un sac en papier: Kenji Tsuruta

Si un chat choisit, de son propre chef, de se cacher dans un sac en papier: pas de problème. Les problèmes commencent quand vous essayez de convaincre un chat de rester caché dans un sac en papier, parce que vous voyagez avec lui dans un compartiment où des panneaux préviennent: "interdit aux chats et aux cigarettes": et justement,  ce jour-là, le chat n'a pas envie de rester dans le sac. Un livre, c'est aussi en papier et on peut aussi mettre tout ce qu'on veut dedans, ça rentre donc (dans une certaine mesure) dans la même catégorie que les sacs en papier, mais il est plus facile de faire entrer un chat dedans (jamais chat n'a refusé de figurer dans un livre, vérifiez, les exemples abondent): surtout si c'est un chat dessiné et le livre un manga, où il y a la place pour beaucoup de dessin et un peu de texte. Dans La pomme prisonnière, les pages de texte servent à Kenji Tsuruta pour nous faire quelques confidences sur sa façon de travailler, ses choix, ses rapports avec son éditeur, les chats et les chattes qu'il a bien connu(e)s. La place, importante, que le texte laisse au dessin sert à raconter la vie d'une demoiselle, Mariel Imari, et d'une chatte, Gelsomina. Pas de robots géants ni de monstres des abysses (qu'il y en ait dans tous les manga, ce n'est qu'une idée reçue), mais quantité de conseils pratiques très utiles:

- si, en faisant de la plongée, vous trouvez une souris au fond de l'eau, apportez-la à votre chat, c'est un cadeau que les chats apprécient, en principe - ne serait-ce que le temps de la renvoyer d'un coup de patte là d'où elle vient. On ne trouve pas toujours le cadeau idéal, mais l'intention, ça compte.

- s'il fait très chaud, enlevez tous vos vêtements (à supposer que, par une chaleur pareille, vous ayez eu l'idée bizarre d'en porter) et installez-vous confortablement pour une sieste: votre chatte approuvera.


Je m'étends un peu, dans ce compte-rendu, sur les questions relatives aux chats; Stéphane du Mesnildot, qui, lui aussi, a bien aimé ce manga, note que la chatte Gelsomina y est si omniprésente qu'on se demande parfois si ce n'est pas elle la protagoniste; il souligne aussi, à juste titre, la maîtrise dont fait preuve Tsuruta pour dessiner les jeunes filles longilignes aux longs cheveux, sans les encombrer d'un excédent de vêtements, n'hésitant pas à rapprocher la manière du mangaka de celle de Crepax (il s'en explique: "j’avoue que je cherche aussi Valentina partout"). Délicate attention, il nous propose une playlist pour accompagner notre lecture.

Kenji Tsuruta: La pomme prisonnière (Hakusensha, 2014) 

traduit par Yukari Maeda et Patrick Honnoré, Noeve-grafx, 2022 

image © Kenji Tsuruta / Noeve-grafx

lundi 30 novembre 2020

À la miaou

 

Disons, à ce Novembre avare de sourires, au revoir avec un miaou...


... celui de ces nekogirls trop kawaii qui étaient là bien avant que ce soit la mode.

 

Fragment d'une mosaïque romaine,
début du troisième siècle de notre ère
(Musée archéologique de Sousse, Tunisie)
© Ad Meskens / Wikimedia Commons.