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mercredi 11 janvier 2023

Éditions nouvelles, nouvelles éditions

 Peut-être vous en souvenez-vous? Il y a neuf ans (ouf! déjà?) j'avais mentionné les éditions CMDE (Collectif des Métiers de l’Édition) dans un billet à propos de Julio Cortazar. Cette  maison d'édition a un nouveau nom: Ici-bas, et un site tout neuf (La racine de l'Ombù figure toujours au catalogue, parmi d'autres choses intéressantes).

Quant au roman de Sofia Samatar, Un étranger en Olondre, je vous l'avais signalé il y a quelques mois: il a trouvé un nouvel éditeur, Argyll, qui, non content d'avoir un catalogue déjà bien fourni, se fait remarquer par la sobre élégance de ses couvertures; à mon avis, la nouvelle présentation d'Un étranger en Olondre est plus réussie que celle de la précédente édition, alors cette fois, ne le ratez pas!


Mais, me direz-vous, n'y a-t-il pas aussi des maisons d'édition qui n'ont pas changé de nom et/ou qui vont publier des livres encore jamais parus? Ma foi oui: très bientôt (la semaine prochaine si tout va bien) les célèbres Moutons électriques vont publier un nouveau roman de  Jean-Philippe Jaworski: Le Tournoi des Preux (un roman qui aura des suites, car l'inventeur du Vieux Royaume, vous l'avez sans doute déjà remarqué, a de la suite dans les idées) et l'illustre Bélial' le troisième tome de La maison des jeux, de Claire North, dont les deux premiers tomes ont été (pour moi) deux des meilleures surprises de 2022. Mais ceux-là, il vaudra mieux que je vous en parle quand ils seront là, vous ne pensez pas?

dimanche 18 juillet 2021

In illo tempore (les Grands Webcomics, la vie, et tout le reste)

 

Three Gods, one nymph, and one mortal woman enchanted to look like a nymph…  were about to unknowingly embark on separate but simultaneous journeys to the Mortal Realm. On any other occasion, such a mundane trip would be harmless and altogether unmemorable.
However, the combination of these specific individuals fated to cross paths on this particular day would prove to have disastrous results.
And one of these five souls would not be returning to Olympus.

Lore Olympus (épisode 166)



Sur l'Olympe, tout baigne dans le nectar et l'ambroisie: Arès, Dieu des triomphes et des carnages, joue gentiment avec le favori (un hamster) de l'adorable benjamin de sa compagne Aphrodite, sous le regard béat de celui-ci… Zeus et Héra ruminent, chacun de son côté: tout baigne, je vous dis…
Et pendant ce temps:

"Trois Dieux, une nymphe et une mortelle déguisée en nymphe par un puissant enchantement, sont sur le point de rendre, séparément mais simultanément, visite au Domaine des Mortels. En toute autre journée, ce n'eût été qu'un concours de circonstances tout à fait anodin, sans rien qui justifie qu'on en préserve la mémoire.
Et pourtant, les interactions qui se produiront entre ces cinq individus (
en grec: idiota) quand, ce jour d'entre les jours, leurs chemins se croiseront auront de désastreuses conséquences.
Et un des cinq ne retournera pas sur l'Olympe
."


C'est Rachel Smythe qui le dit, alors ça doit être vrai, non?

Thanatos, moissonneur des âmes attaché à sa routine quotidienne, pour qui une journée parmi les mortels ne saurait être qu'une journée comme les autres: qu'est-ce qui pourrait tourner mal? hein? tourner mal pour QUI?

Daphné, la nymphe qui croit encore qu'un flirt avec Apollon peut n'être qu'une bagatelle sans conséquences…

Psyché, la mortelle que les Parques dans leur insondable sagesse destinaient dès sa naissance à partager l'immortalité d'une certaine divinité dont le caractère un peu trop frivole avait besoin d'être tempéré (mais parfois, Dieux et mortels emmêlent sans même s'en apercevoir le fil des Parques, en trébuchant dessus; pas étonnant: c'est un fil invisible)…

Artémis, chasseresse solitaire dont le cœur déborde de sentiments contradictoires qu'elle ne sait comment exprimer…
 
Apollon, le Dieu qui inspire aux Sibylles des oracles qui ne sont jamais que, justement, euh… sibyllins… se pourrait-il qu'en mainte occasion, comme le premier venu des gros lourds de chez lourd, il dise et fasse n'importe quoi?

Ah… vous l'avez entendu vous aussi, le grincement du rouet des Parques? Vous vous dites que ça sent la fin de deuxième saison, pour ce passionnant feuilleton de mystère, de suspense (et de romance!) signé Rachel Smythe?

Si tout va bien (par précaution, faites une offrande de lait et de miel à Tyché, déesse qui n'a pas encore été mentionnée dans Lore Olympus, mais qui a peut-être son mot à dire dans tout ça, comme dans tout le reste) le gros volume qui regroupera les saisons 1 et 2 sera prêt à temps pour,  à la fin de l'année, se retrouver au pied d'un certain arbre… Transposer sur le papier une histoire comme celle que Rachel Smythe a si brillamment adaptée au format webtoon, se jouant de ses contraintes et de ses limites, et les transformant en points forts, cela veut dire affronter un nouveau bataillon de limites et de contraintes tout aussi traîtresses… comment Rachel (et sa fidèle équipe, car, ne l'oublions pas, c'est un travail qui a déjà fait appel à trop de collaboratrices pour que je puisse les citer toutes) s'en sortira-t-elle? (et après, on attend avec impatience la troisième saison, n'oublie pas, Rachel!)

Quant à l'adaptation en série animée… tenez, à la réflexion, faites une deuxième offrande de lait et de miel… 


mercredi 7 octobre 2020

Le principe de précaution


Annie Atkins, graphic designer de son état (elle travaille dans un secteur bien particulier du design: vous devriez voir son site!) a fait le tour de la question du confinement:



Poster par Annie Atkins.

samedi 26 juillet 2014

Holy dingbat, Batman!



L’année dernière, quand le Department of Canadian Heritage dévoila les projets de logo qu’il avait fait réaliser en prévision du 150° anniversaire de l’accession du Canada à la souveraineté, ceux-ci furent accueillis plutôt fraîchement.


Le saviez-vous?
La feuille d'érable est le symbole
du Canada. Depuis 150 ans.

Quoi, pas mieux? se sont exclamé en chœur les canadiens; c’est tout ce que vous avez trouvé? ça fait penser à des badges d’équipes de hockey, dirent les uns; on dirait un de ces trucs qu’on voit sur les pompes à essence, déplorèrent les autres; d’autres enfin, plus sobrement, constatèrent: on dirait la feuille d’érable du Canada avec 150 écrit dessous
Les articles assassins se sont multipliés dans la presse, et les contre-propositions ont afflué.

Cette année, Batman a 75 ans, et les responsables de DC Comics (les employeurs de l’homme-chauve-souris), ont manifestement fait appel à la même équipe de designers que Canadian Heritage pour la création du logo associé à cet événement (ou alors à leurs clones).

On dirait un peu un dingbat
( d'où le titre).

Mais à propos de ce logo-ci, pas plus de polémique dans le fandom que de beurre en batcave (ou de chauve-souris en baratte, si vous préférez); jusqu’ici personne ne s’est écrié: mais on dirait le signal du Batman avec 75 écrit dessous

Les fans du Batman seraient-ils moins exigeants que les compatriotes du sasquatch? Auraient-ils un goût moins raffiné, un esprit critique moins affûté? Certes non, vous vous en doutez bien. L’explication est ailleurs: l’attention des fans est accaparée par une question bien plus grave: qui serait le meilleur interprète de Batman dans sa prochaine apparition sur grand écran, Ben Affleck ou Benedict Cumberbatch? C’est qu’il faudrait quelqu’un qui fasse le poids face à… vous savez qui. 
Pour une fois les spécialistes sont unanimes: tout est une question de menton. Le Dark Knight devant avoir, pour partenaire-adversaire dans le film, le héros que distingue la fossette la plus remarquable de toute l’histoire des comics, ce ne peut être qu’une longueur de menton qui départagera les Batman potentiels sur la ligne d’arrivée.

Tout compte fait, les gens de DC ont sans doute été bien inspirés de choisir un logo d’un style qu’on peut qualifier de consensuel. Ils se sont rattrapé en offrant aux lecteurs tout un choix de goodies parmi lesquels tout le monde est assuré de trouver son bonheur. 


Le test de l'été: quel Batman êtes-vous?

Vous pouvez aller voir, il y a des rééditions, des nouveautés, des téléchargements gratuits et des produits collectors pas donnés, bref tout ce à quoi on pouvait s’attendre.

Joyeux anniversaire donc, Batman! Il n’y aura pas (pas cette année, en tous cas), dans la salle à manger de Wayne Manor, de dispute autour de ton gâteau et c’est très bien comme ça; si une controverse doit voir le jour, ce ne sera sans doute pas avant l’automne prochain, date à laquelle la Fox a programmé un feuilleton qui testera une  façon encore inédite de faire du beurre avec une chauve-souris, puisque cette fois-ci, il s'agira d'une prequel qui nous fera découvrir Gotham avant Batman.

Dans ce feuilleton, Bruce Wayne aura huit ans. 
Se trouvera-t-il quelqu'un pour l'avertir que c'est le bon âge pour arrêter de grandir?


Au fait, l’anniversaire d’Alfred, on le fête quand? Si le young master Bruce va sur ses soixante-quinze ans cette année, lui doit bien approcher des cent-vingt-cinq? Ça ne s'arrose pas, ça?


Quant au blog de Boulet, ça fait juste dix ans 
qu'il a ouvert ses portes d'albâtre.


Illustrations ©  Canadian Heritage et DC Comics.