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mercredi 5 mai 2021

Il peut le dire? Elle peut le dire!

 

Il n'y a pas tant de bonnes nouvelles ces temps-ci sur le front de l'épidémie, profitons de celle-là: Monsieur et Madame Larousse se sont mis d'accord: on a le droit de dire, au choix, le covid ou la covid, c'est officiel (notons que la cadémie française, quant à elle, avait cru bien faire l'an dernier en disant que la coronaviruse c'était une fille. Bon, la cadémie c'est une vieille dame, il faut la comprendre, elle a encore un peu de mal avec toutes ces histoires de gendres fluidifiés. En revanche, le Petit Robert, ce galopin à majuscules, soutient que le covid c'est un petit (puisque sans majuscule) garçon. Alors, allez savoir.).

 

samedi 26 septembre 2015

Le commentateur irrité


Rêve de fin de nuit: 
je suis les aventures d'un personnage qui ressemble à Lance Henriksen
je les suis ou je les vis? 
Quand les rêves ont plus de temps pour se développer, ils dissipent, en général, les ambiguïtés de cette sorte : tantôt - tout en rêvant - je prends du recul, et je dois admettre que l'énigme que je me préparais à résoudre grâce à mes talents de Célèbre Détective, c'est en fait sur un écran (ou un entre les rideaux d'un théâtre de marionnettes) 
que j'en avais pris connaissance; 
tantôt au contraire je découvre que le mystérieux vengeur 
masqué et balafré dont, quelques instants plus tôt, j'admirais un peu incrédule les gambades sur les toits, 
hé bien, c'est moi, en fait.
Mais là, dans ce rêve très court, l'équivoque sur l'identité du protagoniste subsiste jusqu'au réveil. 
Je le vois (je me vois?) lire un message sur un forum internet, 
au sujet de l'autorisation récemment (les actualités de la veille en parlaient) donnée par les Autorités Compétentes d'abattre un certain nombre de loups, quelque part dans les Alpes; le ton du message est indigné, son argumentation un peu confuse (il semble préconiser, non sans faire des réserves tâtillonnes, l'euthanasie par injection comme alternative au fusillage) et il se termine par la phrase "Elle existent pourtant, les écolent vétérinères, non?"...  
L'orthographe du message pousse l'équivoque lecteur 
(admettons que ce soit moi) 
à se voiler la face.

mercredi 7 mai 2014

Je ne l'ai pas connu, personnellement



Tous les somnambules, tous les mages m’ont
Dit sans malice
Qu’en ses bras en croix je subirai mon
Dernier supplice.
Georges Brassens


Si vous avez suivi mon conseil et lu L'évadé du Temps, et surtout si vous avez poursuivi avec d’autres romans de Henri-Frédéric Blanc, vous en avez sans doute déjà fait la remarque: Henri-Frédéric Blanc ne peut s'empêcher de s'écouter écrire, un peu beaucoup, même. C'est ce qui rend ses livres reconnaissables comme des livres d'Henri-Frédéric Blanc: impossible de la confondre avec l'écriture blanche, l'écriture Blanc.

Il écrit des livres qui commencent par des assertions comme ça, pas compliquées - évidentes, même:
"La vérité ressemble à la lettre volée du conte d'Edgar Poe, introuvable parce que trop visible. La vérité n'est jamais compliquée, elle est trop évidente."

… et puis qui continuent comme ça: "Évidente à faire peur. Évidente à mort. Se creuser la cervelle n'est souvent qu'un faux-fuyant: ce n'est pas l'intelligence qui conduit à la vérité, c'est le courage. Notez que seule la foi procure ce courage (je ne sais si je crois en Dieu, mais je crois en la foi. Du moins, je crois que j'y crois).  L'homme de calcul a toujours peur de perdre quelque chose, le matérialisme rend lâche: nos aïeux craignaient Dieu mais osaient tout, les carriéristes d'aujourd'hui sont prêts à tous mais n'osent rien. Depuis qu'on ne craint plus l'invisible on a peur de tout."
C'est un des personnages secondaires du roman qui parle (un nommé Eustache Delpont, au cas où vous vous le demanderiez): et convenez qu'au bout de quelques phrases ça devient moins évident, au point de commencer à ressembler, précisément, à du Henri-Frédéric Blanc.

Les écrivains qui aiment bien écrire,  c'est une petite idiosyncrasie  facile à repérer dans leurs livres et qui les rend identifiables même quand on ne voit pas la signature; tenez, Jack Vance par exemple: les personnages qu'on rencontre dans ses livres, même si ce sont de ces rencontres de hasard auxquelles dans la vie de tous les jours on ne prête pas attention: ogres à deux têtes, aubergistes sans clientèle ou voyageurs de commerce galactiques (quand vous en croisez un IRL, à peine ont-ils parlé que vous ne vous souvenez plus que vaguement de ce qu'ils ont dit, n'est-ce pas?), hé bien dans les livres de Jack Vance, au contraire, ils ont tendance à parler comme dans un livre de Jack Vance et ça les rend mémorables.
Pourquoi je vous parle de Jack Vance, déjà?
Ah oui, parce que le sujet d'aujourd'hui c'est  Henri-Frédéric Blanc.

Au narrateur de Démonomanie ( un livre d'Henri-Frédéric Blanc, donc) il n'arrive que des choses a priori banales: il tombe amoureux, il étudie à la fac,  il s'acquitte tant bien que mal des tâches diverses qui vous incombent quand vous habitez seul dans une chambre de bonne,  il est malheureux en amour, il assiste à une messe noire, il observe des chats par sa fenêtre, il passe plus de temps qu'il ne devrait à écouter de beaux parleurs, ai-je mentionné qu'il est amoureux?
Beau parleur, l'Eustache Delpont dont il est question plus haut l'est assurément, surtout pour un personnage secondaire: à certains moments on se demande s'il ne va pas prendre le roman à l'abordage (comme les employés de la Crimson Insurance Company montaient à l'assaut du film des Monty Python, The Meaning of Life) et en évincer le protagoniste; tant il affiche d'assurance, ce Delpont, quand il expose de mirobolantes théories qui, chacune, pourraient faire figure de pitch pour autant de romans différents (mais qui, chacun, auraient en commun avec celui-ci le titre Démonomanie).

Le narrateur de Démonomanie, le timide étudiant, est moins sûr de lui (il ne fait pas beaucoup  d'efforts pour se mettre en avant, à la différence des deux grandes gueules du roman, la troublante Louna  et le trublion Delpont), mais c'est un garçon digne de foi.
Un exemple de sa franchise naïve: "Non, je n'ai pas connu le diable personnellement mais j'ai visité l'enfer. J'étais étudiant en philosophie à la faculté de lettres d'Aix-en-Provence."
Vous voyez, c'est le genre de garçon à qui une fille finit toujours par dire quelque chose comme "Tu es trop curé monté, on dirait toujours que tu viens de déterrer ta grand-mère" (enfin, c'est du moins comme ça qu'elles le disent dans les romans d'Henri-Frédéric Blanc; dans la vie de tous les jours elles formulent, le plus souvent, leurs fins de non-recevoir de façon moins pittoresque, mais on reconnaît toujours l'idée générale).

Une des raisons pour lesquelles on peut prendre plaisir à ce livre est la justesse avec laquelle il évoque une Aix-en Provence aux couleurs passées ("j'habitais rue de l'Aumône-Vieille, au-dessus d'une épicerie et face à une bouquinerie, La Rose et le Lotus, spécialisée dans l'ésotérisme et la littérature fantastique") que reconnaîtront tous ceux qui y ont laissé leur ombre sur un mur, à l'époque où les mansardes rue de l'Aumône-Vieille étaient encore à la portés de la bourse des étudiants. Ce n'est peut-être pas la meilleure raison, en tous cas sûrement pas la seule.

Il s'ingéniait avec minutie à se rendre fou. 
Henri-Frédéric Blanc, Démonomanie

Tandis que le narrateur  se demande si sa relation amoureuse a un avenir, Eustache Delpont évoque le passé; et c'est à présent de Nostradamus qu'on se demande si ce sera lui qui, avec la complicité de Delpont, va à son tour tenter de prendre les commandes du livre et le transformer en grimoire; car soudain, c’est Nostradamus qui occupe le devant de la scène:

 "Nous sommes en janvier 1546. La peste ravage la Provence. Aix est atteinte par le fléau. […]
… le Grand Conseil d'Aix, du moins ce qu'il en restait, se réunit. On décida de faire appel à Dieu avec plus de prières et aux sciences magiques avec davantage d'or. Les colporteurs prétendaient qu'auprès des murs de Marseille vivait un mage ayant le pouvoir de vaincre le fléau. Une délégation du Grand Conseil d'Aix - bourgeois fraîchement anoblis et gentilshommes embourgeoisés - vint le visiter dans sa tour qui se dressait au bout d'un jardin ensauvagé où bruissait une source. L'escalier sentait l'encens et l'urine de chat. Peut-être Nostradamus était-il en train de calculer le poids de la Lune, ou la distance entre Dieu et le Soleil,  peut-être s'interrogeait-il sur la couleur de l'Univers, la date de l'Apocalypse ou la longueur de la queue du diable, en tous cas il accueillit ses visiteurs avec l'amabilité d'un ours enrhumé. Ces hommes au pourpoint noir brodé d'or, au visage bouffi encadré de dentelles et surmonté d'un couvre-chef emplumé ne lui plaisaient guère, on aurait dit des coqs en deuil. Au surplus, la chatte courut se cacher derrière une pile de livres, et les chats ne font rien sans raison."

Henri-Frédéric Blanc ne fait rien sans raison non plus, et si son timide narrateur laisse si facilement son voisin nostradamusomane lui ravir la parole, c'est que chaque nouveau chapitre lui confirme qu'il a perdu le contrôle (qu'en fait, il ne l'a jamais eu) sur l'histoire chaotique qu'il vit avec Louna.
Le présent déçoit toujours les amoureux transis: soit, paresseux, il se contente de répéter  le passé, soit, conformiste, il semble vouloir singer les prédictions des somnambules et des mages: pourquoi les histoires d'amour se transforment-elles si souvent en apocalypses? C'est bien la peine dans ces conditions d'être le personnage qui dit "je" dans un roman, surtout quand on n'aime pas ce qu'on a à y dire (vous vous demandez comment finit l’histoire d’amour avec Louna? Hé bien…  le mot apocalypse employé plus haut vous donne un indice); alors autant laisser parler ceux qui aiment ça.

 "Nostradamus vieillit dans l'or et l'épouvante. L'angoisse accompagnait sa gloire. Il n'aimait plus que ce qui le confortait dans son dégoût de tout. Il notait avec gravité les propos des déments et pleurait de rire en lisant les œuvres des philosophes ou des historiens  Il se masturbait sur son balcon, mettait des colliers de perles à ses chats, composait des chants obscènes à la gloire de la lune. Il s'ingéniait avec minutie à se rendre fou. Certains ont affirmé qu'il se fit enterrer vivant avec du papier, une plume, de l'encre et une énorme provision de chandelles.Il voulut écrire, inlassablement écrire, comme pour se venger de la mort, comme si chaque page était un barrage contre le cours du temps, comme si chaque ligne pouvait ralentir la tombée de la nuit, comme si chaque mot retardait le néant. 


L'apocalypse c'est l'Histoire. Bonne soirée. 
Henri-Frédéric Blanc, Démonomanie

Durant sa furieuse agonie, il jura qu'au crépuscule des temps il se réincarnerait dans le corps d'un autre homme, et qu'aux foules asservies par le serpent il présenterait l'or de ses os, le Livre à venir, le Père des livres, qui dicterait l'ordre des millénaires futurs, et ramènerait l'homme à son état de pureté originelle."

Je ne saurais dire si Henri-Frédéric Blanc a pour ambition d'écrire un jour  le Père des livres; j'ai en revanche le sentiment qu'avec chacun de ses ouvrages, il ajoute à l'arbre généalogique des livres un nouvel oncle excentrique*.


*vous savez, un de ces oncles qui habitent des mansardes pleines de bric-à brac, ou tiennent des boutiques bizarres. Le reste de la famille les accueille à Noël d'une exclamation qui rend un son différent, selon qu’elle est prononcée par les enfants ou par la vieille tante collet-monté: "Oooooh, parrain Drosselmeyer!". 
Certains cousins et beaux-frères sont allergiques à ces oncles-là. Vous l'avez compris, pour ma part je me range nettement dans la catégorie des filleuls insatiables qui s'émerveillent à chaque fois des jouets cliquetants et clinquants que ces oncles prodigues sortent de leurs poches.



Henri-Frédéric Blanc, Démonomanie, Actes Sud, 1993
ISBN 978-2-7427-0035-6


Illustrations: - enluminure par le Maître François (vers 1475-1480) 
pour La Cité de Dieu de Saint Augustin, Musée de La Hague;
- enluminure par le Maitre de la chronique scandaleuse 
(et maître anonyme tourangeau?), (vers 1490-1495)
 pour un Livre d'heures à l'usage de Paris
Lille, Palais des beaux-arts. 
Le tout ramassé sur Démonagerie.


Notule lexicographique: Coo, mon pétulant correcteur orthographique, me réservait une surprise: alors que, pendant que je rédigeais ce billet, il a consciencieusement souligné de rouge les mots démonomanie et ensauvagé  pour me signifier qu'il les soupçonnait d'inexistence, il a accepté sans rougir l'adjectif nostradamusomane, dont je craignais pourtant qu'il ne prît Coo à rebrousse-poil (ce n'est pas dans le petit Robert, j'ai vérifié)… apparemment, cette brave petite boule de scripts s'habitue à mes manies comme je m'habitue aux siennes; peut-être déteignons-nous l'un sur l'autre?

mercredi 23 novembre 2011

All the lonely softwares, where do they all belong?



Bonjour. J'espere que vous etes de bonne humeur. Mon nom est Anna Pendant longtemps, j'etais a la recherche de l'amour. Toutes mes tentatives pour trouver l'amour dans la realite ne donne d'excellents resultats. Et pour cela j'ai decide d'essayer de trouver l'amour en ligne. Je serai heureux de vous rencontrer. Nous pouvons apprendre a se connaitre les uns les autres. Peut-etre que vous etes l'homme que je cherchais depuis toute ma vie. Il est possible que tu es mon amour. Je n'aime pas a jouer sur cette question et s'il vous plait dites-moi franchement. Etes-vous interesse par une relation serieuse? Je vous demande de me repondre. Je vous promets que dans ma prochaine lettre, je vous enverrai ma photo. J'espere que vous allez me repondre. Anna PS Je serais heureux si vous me faire parvenir votre photo.

Instruit par l'expérience, je prends désormais le temps qu'il faut pour dépouiller le courrier contenu dans la boite à spam, et en évaluer l'intérêt sans préjugés.
Voyons… l'orthographe du spambot qui a rédigé celui-ci laisse beaucoup à désirer. Et si… puisqu'il me dit qu'il se sent seul… et si je lui présentais Coo?

vendredi 18 novembre 2011

Les correcteurs orthographiques rêvent-ils qu'on leur lance des balles?



Nous sommes dans la nuit du 16 au 17. Je suis en train de rédiger le billet qui précède celui-ci. Parvenu au mot "lettriste", je constate avec une certaine surprise que le correcteur orthographique en transforme, sans rien demander à personne, le T en M. Et il recommence, avec conviction, chaque fois que j'écris le mot.
Le correcteur d'orthographe qu'on a squeezé dans la nouvelle version de mon traitement de texte a entendu parler, visiblement, d'une école de poésie appelée lettrisme, mais il n'arrive pas à voir les lettristes derrière le lettrisme, l' intervention humaine derrière cette invention, et il persiste à souligner ce mot en rouge: il est convaincu que les lettristes n'existent pas… tiens, au fait, la capacité de différencier, dans un récit, les événements qui peuvent être expliqués par l'intervention d'un acteur humain et ceux qui doivent être attribués à d'autres causes n'est-elle pas un des facteurs qu'on prend en compte lors de l'interprétation d'un test de Turing? Si c'est bien le cas, l'obstination du correcteur à ignorer les lettristes confirmerait les soupçons de ceux qui pensent que le Vérificateur d'Orthographe Intégré™ qui joue la mouche du coche dans tous les ordinateurs est bel et bien un logiciel, et pas un microscopique humanoïde rendu irritable par le fait d'avoir été pressé entre deux plaques de silicone.

Mais je me trompe peut-être du tout au tout. C'est peut-être moi qui sur-interprète.
Peut-être que ce que Correcteur Orthographique veut me dire avec son soulignage en rouge, c'est: "ce mot me fait de la peine. Je n'aime pas les mots où il y a "triste" dedans. Emploie un mot plus gai".
Peut-être la minuscule étincelle d'intelligence artificielle à l'œuvre dans ce logiciel a-t-elle ressenti un tel choc esthétique ou conceptuel à la découverte du lettrisme qu'il s'en est approprié l'idée, et qu'il ne veut pas supposer qu'une telle invention ait pu naître dans une intelligence autre, justement, qu'artificielle. Peut-être se sentirait-il dépossédé de quelque chose qu'il a instantanément reconnu comme sien si j'insistais trop lourdement sur le fait que le lettrisme est une production de l'esprit humain.
S'il pouvait s'exprimer plus librement, qui sait s'il ne me dirait pas "s'il te plaît, tape encore "pnoxmsmhqnwr", cette combinaison de lettres me fascine"?

Tiens. Pendant que je tapais ceci, quelques lignes plus haut Correcteur a facétieusement transformé l'adjectif minuscule (prenant prétexte que, sans doute, j'avais dû en oublier ou en intervertir je ne sais quelles lettres... ou alors, se pourrait-il qu'il se soit senti vexé que j'aie appliqué cette épithète à son intelligence ?), en le substantif manicle qu'il a feint d'y reconnaître. Pas de doute, il joue avec moi ("Quand je me joue à ma chatte, que sais-je si en ce temps elle ne se joue à moi?", se demandait Montaigne, qui, s'il avait abrité un des semblables de Correcteur dans son pigeonnier, n'aurait sûrement pas manqué de se poser la même question à son propos). Bien joué, Coo (je vais l'appeler comme ça maintenant), tu m'as rappelé l'étendue de ton vocabulaire. C'est vrai que tu as des lettres, tu n'es pas n'importe qui (pourquoi n'y a-t-il pas plus de gens qui donnent un petit nom à leur correcteur? Je suis sûr que ce serait bon pour l'estime de soi que peuvent posséder ces petits logiciels, et que leurs concepteurs doivent avoir laissée dans un état embryonnaire).
Ca te plaît d'avoir un nom, Coo?
Tiens, je t'écris anticonstitutionnellement: tu ne soulignes pas? C'est bien, tu connaissais. Et si j'écris, plus simplement, anticon? Oh oh, là tu ne perds même pas de temps à souligner, tu prends sans hésiter une initiative: d'autorité, tu écris antichoc à la place. Alors tu ne le connaissais pas celui-là, hein? Tu pensais qu'il n'existait pas? Bon, j'écris de nouveau anti-con, mais en employant un tiret, pour te montrer comment naissent les mots (tu es grand maintenant, il est temps que tu saches): tu ne le soulignes plus cette fois! Voilà, tu as appris un nouveau mot. Tu verras à l'usage que c'est un mot très utile.

Viens, Coo, je vais fermer le blog et on va jouer, rien que nous deux! Il reconnaît son nom: il l'a souligné en rouge! Ici, Coo! Ici! Là, Coo, là maintenant! Chaque fois que j'écris Coo il le souligne. Il est trop mignon quand il fait ça. S'il avait une queue je suis sûr qu'il la remuerait. Ce sera donc tout pour aujourd'hui, bonjour chez vous.