Pour parler, dans Les Inrocks, de la lettre ouverte du PEN International à propos de l'attaque menée par la Russie contre l'Ukraine, Nelly Kapriélian ne va pas avec le dos de la cuillère à sarcasmes: "les Salman Rushdie ou Jonathan Franzen de rigueur", "il y avait sans doute plus fin et plus fort à écrire"... (je la soupçonne tout de même, cette brave Nelly qui a un avis sur tout, d'être un peu vexée de n'avoir pas été consultée sur la rédaction de ce texte). Le plus intéressant se trouve dans la conclusion de son papier:
"On peut aussi se dire que s’ils ne l’avaient pas fait, on le leur reprocherait peut-être. Je me demande ce qu’en pense Anetta Antonenko (l'éditrice, entre autres, de Clarice Lispector, Borges, Bataille), dont l’écrivain américain Benjamin Moser a fait le bouleversant portrait dans The Nation – texte qu’il a voulu voir publié en traduction dans Les Inrockuptibles et que vous trouverez plus bas. Depuis son appartement à Kiev, avec ses chats, à attendre le pire, peut-être que cela l’aidera, lui remontera le moral, lui apportera de la force, de savoir que les écrivains internationaux ont signé un texte ou postent sur les réseaux sociaux. Dans l’article de Moser, elle dit qu’elle a une arme et qu’elle sait s’en servir. "
Quant aux présidents, de toutes façons, ils ne lisent les lettres que s'ils en ont le temps.
