Affichage des articles dont le libellé est Roubaud. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Roubaud. Afficher tous les articles

vendredi 4 juillet 2025

Jeanne d'Arc ou le conte du Graal

 Ça devait arriver un jour ou l'autre.
C'est aux premiers heures de Juillet que Florence Delay a rejoint Jacques Roubaud (et Joseph d’Arimathie, et Merlin l’Enchanteur, et Arthur Pendragon, et Gauvain d'Orcanie, Lancelot du lac, Perceval le gallois, Robert Bresson et d'autres). 

Florence Delay 1941-2025

 

samedi 14 décembre 2024

Détour par la rue Georges Perec

 Il y aurait encore des choses à dire sur Jacques Roubaud,
J'ai été séduit (dans l'ardeur de ma jeunesse) par des textes qui sont, je m'en rends compte bien tardivement, relativement marginaux dans son œuvre, tout en en ignorant d'autres qui peut-être comptaient davantage pour lui (?): ses poèmes, surtout. Les Chats (merci les Chats!) ont attiré mon attention sur cette lacune, je vais maintenant (grâce à leur commentaire) me chercher un de ses recueils de poèmes (il y en a des tas); pourquoi pas celui qu'ils ont cité? Je ferai peut-être ça dans la nuit de dimanche prochain? En attendant voici ma réponse à leur commentaire:

rue georges perec 15/03/07:
c’est une rue où
les chats sont
les seuls vrais passants.

Un "Trident", trouvé dans le "dossier Roubaud"
 sur le site En attendant Nadeau;
allez-y voir, vous apprendrez plein de choses.

vendredi 6 décembre 2024

Se souvenir des belles choses (2)

 Cette fois, c'est Denis Brihat. Aucune mort ne me réjouit (essentiellement, parce que les quelques personnes dont la mort pourrait éventuellement me donner envie de danser s'accrochent à la vie comme des tiques) mais certaines morts m'affectent plus que d'autres: celle des gens que j'ai connus, même peu. Denis Brihat, j'ai découvert ce qu'il faisait à sa première exposition, discrète, à la ferme des Contards (il y a cinquante ans et des poussières), plus tard nous sommes devenus voisins, il m'a fait visiter son laboratoire, j'ai vu quelques-unes de ses expositions suivantes (pas toutes: il en a fait un peu partout).
Nous n'avons jamais été proches, sauf épisodiquement en nous croisant sur ce "plateau des Claparèdes, désert à l’époque" que nous arpentions dans tous les sens "à l’époque" en nous émerveillant des mêmes choses. Elle est bien loin, cette époque, et ce plateau autrefois désert me manque aussi.

Et, coup sur coup, deux jours plus tard, c'est Jacques Roubaud.
Jacques Roubaud, je ne l'ai jamais approché plus près que depuis le parterre du Gymnase quand Maréchal y a monté ses pièces sur le Graal (avant, j'en avais dévoré, comme des romans, les gros volumes écrits à plusieurs mains avec Alix Cléo Roubaud et Florence Delay).
Sa traduction de La Chasse au Snark, ça m'aurait plu que l'éditeur français la choisisse de préférence à celle, si académique, d'Aragon pour accompagner les dessins de Mahendra Singh; une rencontre manquée.
Son Petit traité invitant à la découverte de l'art subtil du go m'accompagne: je l'ai lu une première fois bien trop tôt pour y comprendre quoi que ce soit, et je le relis de temps en temps pour vérifier que je n'y comprends toujours rien (ça m'aide à me sentir jeune). Après tout, c'est un objet fascinant, presque autant qu'un bulbe de jacinthe, un coquelicot froissé ou une toile d'araignée.

photographie de Denis Brihat

Denis Brihat
1928-2024
Jacques Roubaud
1932-2024