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mercredi 1 juillet 2026

Bientôt les feux d'artifice

 C'est le premier Juillet aujourd'hui! Juillet, un mois de fêtes! À qui souhaiter un bon anniversaire? 
À notre amie la Cour pénale internationale, bien sûr! Née le premier juillet 2002, elle a vingt-quatre ans aujourd'hui
(mais pas encore toutes ses dents).


samedi 9 mai 2026

Vous avez bien un peu de temps devant vous?

 Vous avez envie de vous changer les idées? vous avez un peu de temps devant vous (et de bonnes chaussures)?
Dans les semaines précédant sa mort, Glen Baxter préparait encore une exposition à Paris, à la galerie Semiose. Prévue du 23 mai au 20 juin 2026, elle sera maintenue. Elle prendra désormais la forme d’un hommage, offrant une dernière rencontre avec un univers où le langage ne cesse de glisser. Un livre d’entretien avec Bernard Blistène paraîtra également à cette occasion.
Semiose 44, rue Quincampoix 75004 Paris
Du mardi au samedi de 11h à 19h et sur rendez-vous.
À la galerie Martel Paris (dont je vous ai déjà parlé) une expo Ugo Bienvenu vient d'ouvrir! Vous aurez jusqu'au 25 juillet pour constater qu'il met dans ses BD une touche d'illustration, et  une touche de BD dans ses illustrations - des "je ne sais quoi".
UGO BIENVENU "Futur antérieur" à MARTEL PARIS (du 07.05.26 au 25.07.26)

Tout ça si vous êtes à Paris.

Et si vous êtes à Lyon?
Les éditions de la Lanterne et les éditions RJTP organisent un salon du livre politique à Lyon, intitulé  "Lyon - Livres - Nouvelles résistances". Ce salon aura lieu le samedi 20 juin 2026, de 10h à 19h, et se déroulera à la Maison des Passages à Lyon. Dix-huit éditeur·ices de livres et de périodiques seront réunis. C’est la première édition de ce salon gratuit et ouvert à toutes et tous.
Ça ne dure qu'une journée, mais il y a aussi une exposition sur le bestiaire médiéval au Musée d'Histoire de Lyon: "Merveilleux Moyen-Age le bestiaire médiéval": pour celle-là vous avez le temps, les dragons et les griffons ne vont pas s'envoler tout de suite: ça dure jusqu'au 1er novembre!
  (Les organisateurs précisent: la billetterie en ligne est indisponible. Pour la réservation des activités, rendez-vous à la billetterie sur place à Gadagne. Merci de votre compréhension). 

Et si vous êtes à Bâle?
Au Cartoonmuseum  (Centre pour l'art narratif, Basel, Switzerland) vous pourrez retrouver José Muñoz; l'exposition s'appelle "Broken Voices", quand on connaît l'atmosphère des BD de Muñoz on comprend pourquoi; c'est jusqu'au 21 juin.

Et si vous êtes à Londres?
Au Quentin Blake Center for Illustration, dans une exposition collective (Queer as Comics) vous pourrez retrouver parmi plein d'autres gens queer as folk notre vieil ami Alex Barbier.
Et si vous flânez du côté de St James Park, admirez sous tous les angles une statue d'une actualité troublante, signée Banksy (j'espère que le socle est bien vissé, ce serait dommage que le vent l'emporte!). 


 

dimanche 3 mai 2026

Stratégies de survie

 Et si, afin de rendre plus supportables les absurdités qui nous entourent, nous faisions semblant de croire...


 ... que nous sommes dans un dessin de Glen Baxter?

 

mercredi 25 février 2026

La stratégie des petits pas

 Le ciel est gris, mais quelques bonnes nouvelles sont parvenues à se glisser entre les nuages.

Aux Amériques, le président en exercice a déclaré: "Compte tenu du grand intérêt suscité, je vais demander au ministre de la Guerre et aux autres ministères et agences concernés d'entamer le processus d'identification et de publication des dossiers gouvernementaux relatifs à la Vie Extraterrestre, aux Phénomènes Aériens Non Identifiés et aux Objets Volants Non Identifiés".

Cependant, les enquêtes sur les Objets Violents Identifiés piétinent toujours.

En France, une élue nommée Martine Vassal présente des excuses à qui veut les entendre, ses intentions étaient pures mais sa langue a fourché: ce n'est pas Travail, Famille, Patrie qu'elle voulait dire, c'est Patrie, Famille, Travail, ce qui n'est pas du tout la même chose.

À part ça, l"actualité n'est pas spécialement folichonne.

lundi 16 février 2026

Modeste proposition

  Les personnalités les plus représentatives de nos élites intellectuelles (jurés des prix littéraires, concepteurs de systèmes informatiques sophistiqués, candidats aux plus hautes fonctions), alarmés par l'état du monde, déploient, en ce moment même, des efforts considérables (chacun dans sa spécialité) pour l'améliorer; Éric Chevillard (éminent spécialiste en questions générales) ne pouvait manquer de leur apporter sa contribution:

Il semblerait que le monde soit gouverné par un tyran insane et ivrogne. La planète agonise sous sa coupe, des conflits armés l’ensanglantent, une dernière vague enfle qui va l’engloutir avant de s’évaporer, tandis que nous déléguons notre intelligence à des robots afin de n’avoir plus à nous soucier que d’être bêtes.

Mais, de son côté, la littérature s’est assagie. Elle milite pour les justes causes, elle se défie des excès, elle sacrifie la fable à sa moralité, elle rachète nos péchés, mieux disposée envers le lecteur que la charogne envers le vautour, elle restaure les liens familiaux, elle se veut empathique, thérapeutique.

Heu… ne devrait-ce pas être le contraire? Ne conviendrait-il pas plutôt de gouverner le monde avec sagesse, mesure et équité, et, pour la littérature, de ne rien s’interdire, nulle outrance de l’imagination, la cocasserie, la fantaisie, la noirceur, toutes les folies ? Remettons donc les choses à leur place: laissons écrire Trump, Poutine et King-Jong-un, et confions aux écrivains l’administration bien comprise de ce monde.

L'autofictif 

mardi 3 février 2026

Recadrage

 Juste un petit rappel: il se passe des choses dans le monde.
Il s'en passe peut-être davantage ailleurs; mais ce n'est pas comme si chez nous en France, il ne se passait pas aussi des choses: il s'en passe, je vous assure!
Par exemple, dans six semaines on va avoir des élections municipales tout partout!
Nous allons pouvoir remplacer nos excellents élus locaux par des élus locaux encore meilleurs, une occasion à ne pas rater! OK, la décision ne sera pas toujours facile: vu l'état de notre personnel politique, dans bien des cas il faudra faire un choix entre, d'un côté, une galerie de bras cassés tout ramollis, et de l'autre, une rangée de bras raide-coincés à 45° au-dessus de l'horizontale; la différence, je suppose que vous la voyez, mais vous avez une préférence?
Peut-être pouvons-nous tirer des leçons de ce qui se passe dans les autres pays.


Cette image (non signée) nous vient du Minnesota où, justement, il se passe des choses. Nous devons cette image à la courtoisie de Fresca, qui habite Minneapolis. Elle raconte sur son blog ce qui se passe dans cette ville, juste à côté de chez elle. 
Fresca précise qu'elle a recadré l'image avant de la poster; c'était, je pense, une bonne idée de concentrer l'attention sur ces deux portraits. Notre mémoire est si fugace.

Image: copyleft? 


lundi 26 janvier 2026

Fragments et fantômes

Je dois des excuses aux habitués de ce blog: en ce début d'année j'ai été un peu moins occupé que l'an dernier, mais encore pas mal occupé, et ça m'a tenu un peu loin d'internet.
Vous ai-je manqué? Pas trop, j'espère: vous n'avez pas eu besoin de moi pour célébrer le cent-vingtième anniversaire de Robert Erwin Howard en vidant en son honneur force cornes d'hydromel, par Crom! Et pour prendre note que le trentième anniversaire des éditions du Bélial, ce sera toute l'année. L'exposition Art Spiegelmann et Joe Sacco à la galerie Martel Paris, celle qui s'appelait NEVER AGAIN!.. AND AGAIN... AND AGAIN... a été prolongée; avez-vous pu en profiter? une autre expo a pris la suite; celle-ci s'appelle Fragments d'expositions, car elle contient un peu de tout: de l'Éric Lambé, du Lorenzo Mattotti, du Stefano Ricci et du Brecht Vandenbroucke. Et en février, vous pourrez retrouver Valentina à Martel Bruxelles (si vous êtes à Bruxelles). Et l'exposition Les mondes de Colette à la BNF, entre septembre et janvier, vous avez sûrement trouvé moyen de vous y faufiler!
Mais à présent, vous ne pouvez pas rater sur le site de Stéphane du Mesnildot une exposition encore plus spéciale: une exposition fantôme! une exposition qui n'a jamais eu lieu, mais dont le blog Jours étranges à Tokyo conserve les traces. Ça, il était important que je vous le signale, pour auriez pu passer à côté.
Voilà comment cette exposition est devenue fantôme:

Avant de passer à 2026, il est temps de régler son compte à cette année maudite. 
Jadis les choses se dégradaient plus au moins lentement ; maintenant, avec l’effrayante rapidité de notre époque, elles disparaissent purement et simplement. J’en ai fait l’expérience avec une expo sur laquelle je travaillais depuis plus de deux ans et qui, en juillet, trois mois avant son ouverture a été annulée par son commanditaire, la structure en charge du Grand Palais Immersif. 

à Tokyo,  

on trouve des distributeurs automatiques de fantômes!


Et il ajoute un appendice sur son quartier préféré, Golden gai:

Après les tournages, bien sûr les fantômes, démaquillés, se retrouvaient  dans  les  restos  et  les. petits  bars  de Golden gai.

Au bistro Utamaro, à Golden gai

Images: Rina Yoshioka et Stéphane du Mesnildot 


vendredi 2 janvier 2026

Ce serait déjà ça

Je vous souhaite à tous la meilleure année possible. Ce n'est pas un vœu trop déraisonnable, non? Il suffirait, pour qu'il se réalise, que rien n'aille trop mal? 
D'ailleurs, les autres blogueurs sont aussi prudents; leurs bilans comme leurs vœux sont modérés.
Les Chats voient des raisons d'espérer dans l'accélération de l'expansion de l'univers! La sortie serait-elle au fond de l'espace?
Tonton Alias ne se plaint de rien: il n'est même pas mort!
Et kwarkito ajoute:
j'aurai  connu de beaux et paisibles crépuscules. C'est déjà ça. 

 

mardi 30 décembre 2025

I Don't Know What You See in Me

 En cette fin d'année, tout le monde déplore l'absence de Brigitte Bardot - parfois en la confondant avec quelqu'un d'autre: celle qui rêvait d'être danseuse, la poseuse des unes des magazines, la diseuse de Vérité, la femme créée par Dieu, l'avocate des bêtes - qu'elle fut, tantôt successivement tantôt simultanément mais jamais "seulement". 
Quand j'avais cinq ans, j'ai été follement amoureux d'elle: mes parents, qui m'avaient surpris en train d'embrasser passionnément un de ses portraits publié dans l'hebdomadaire Elle, en riaient encore des années après (je retins la leçon: quand quatre ans plus tard ce fut de Mehdi El Glaoui, alias Pascal, alias Sébastien, que je tombai follement amoureux, je fis en sorte de garder ça pour moi; on ne badine pas avec l'amour, tous les enfants le savent d'instinct, essayez de retenir ça, les adultes!). "I Don't Know What You See in Me" est le titre d'un single du groupe Belle and Sebastian, j'ai choisi ce titre parce que j'ai pensé qu'il collait mieux au sujet du billet qu'aucun des titres auxquels j'avais pensé d'abord (du style Initials B.B. ou Sur la plage abandonnée) qu'après réflexion j'ai jugés conventionnels, convenus; ça m'est venu (serendipity!) en cherchant sur internet des détails sur Belle et sur Sebastien. Tous, nous cherchons tout le temps quelque chose, et chaque fois nous trouvons autre chose, ce n'est sans doute pas B.B. qui aurait dit le contraire.

Au revoir, Madame, ce fut un plaisir.
1934-2025

mercredi 24 décembre 2025

Professionalisme

 La date approche, les lettres que nous lui avons envoyées sont encore plus longues que d'habitude, et foisonnent de requêtes portant sur le climat et l'état du monde: le père Noël s'est-il bien préparé pour l'événement?
David Apatoff (qui aime beaucoup les bons dessins)  et Richard Thompson (qui en a fait) ont enquêté pour nous, et ils nous le confirment: le père Noël se tient prêt à réagir, comme toujours, en vrai professionnel.

 

 

Merci David et Richard, de nous avoir tenus au courant!

Dessin © Richard Thompson (courtesy of David Apatoff) 

dimanche 9 février 2025

Du nouveau en Février?

 Dépités par l'annonce faite l'an dernier par Ubuweb du "gel" du catalogue du site (Il y a un an, nous décidions d'arrêter Ubuweb. Pas de "l'arrêter" à proprement parler, ni de le fermer: de considérer qu'au bout de trente ans, le travail était terminé, qu'on avait archivé tout ce qui devait l'être...) et, désespérant d'y trouver des nouveautés, vous aviez un peu négligé de lui rendre visite ces derniers temps?
Vous devriez aller lire cette mise à jour!

A year ago, we decided to shutter UbuWeb. Not really shutter it, per se, but instead to consider it complete. After nearly 30 years, it felt right. But now, with the political changes in America and elsewhere around the world, we have decided to restart our archiving and regrow Ubu. In a moment when our collective memory is being systematically eradicated, archiving reemerges as a strong form of resistance, a way of preserving crucial, subversive, and marginalized forms of expression. We encourage you to do the same. All rivers lead to the same ocean: find your form of resistance, no matter how small, and go hard. It's now or never. Together we can prevent the annihilation of the memory of the world.

Vous pouviez toujours explorer le catalogue d'UbuWeb (vous en connaissez déjà une bonne partie, sûrement?), désormais vous pourrez de nouveau y faire  des trouvailles inattendues, dans tous les domaines: images fixes ou pas, fictions et documentaires, arts graphiques et trucs pas faciles à classer...


Il y a quinze jours, l'ami Li-An proposait, dans ce commentaire: "Il faudrait penser à célébrer les naissances, du coup." C'est pas évident, de repérer la naissance des gens qui changeront le monde dans trente ans.
Mais une re-naissance, c'est une sorte de naissance, alors ça compte, non? C'est un début, n'est-ce pas, Li-An?

jeudi 19 décembre 2024

Oh, n'achetez jamais un général

 ...  Un général dans cet état
Ça valait beaucoup moins que ça...

Paroles de Francis Blanche, musique de Pierre Philippe... 1954!

De bon matin me suis levé c'était dimanche
A la carriole j'ai attelé la jument blanche
Pour m'en aller au marché
Dans le chef–lieu du comté
Paraît qu'y avait des généraux à vendre

Mais le soleil écrasait tant la route blanche
La jument s'arrêtait si souvent sous les branches
Que lorsque je fus rendu
On ne m'avait pas attendu
Et tous les généraux étaient vendus

Pourtant là–bas tout au fond du champ de foire
Par un coup de chance il en restait encore un
Il n'était pas couvert de gloire
Mais avec un peu de Ripolin
Il pouvait faire encore très bien

J'l'ai échangé contre un cageot de pommes pas mûres
Quatre choux–fleurs et une tartine de confiture
Tout ça pour un général
C'était vraiment pas trop mal
Et puis je l'ai chargé dans la voiture

A la maison on m'a fait des reproches amers
Encore une fois paraît que j'm'étais laissé faire
Un général dans cet état
Ça valait beaucoup moins que ça
Mais puisque c'était fait tant pis pour moi

Et puis les gosses ont eu peur de sa moustache
Elle était rousse et ça les faisait pleurer
On lui a coupé d'un côté
Mais le chien s'est mis à aboyer
Alors on a laissé l'autre moitié

Il fichait rien pour pas salir son beau costume
De temps en temps il épluchait quelques légumes
Ou réparait l'escabeau
Ou débouchait le lavabo
Mais y ne savait même pas jouer du piano

Pourtant certains soirs, certains soirs d'été
Le général s'asseyait sur la paille
Et les yeux perdus dans l'immensité
Il nous racontait ses batailles

Il nous parlait des Dardanelles
Quand il n'était que colonel
Et de la campagne d'Orient
Quand il n'était que commandant
L'épopée napoléonienne
Quand il n'était que capitaine
Et puis la Guerre de Cent Ans
Quand il n'était que lieutenant
Les Croisades et Pépin le Bref
Quand il n'était que sergent–chef
Et les éléphants d'Hannibal
Quand il n'était que caporal
Les Thermopyles, Léonidas
Quand il n'était que deuxième classe
Et Ramsès II, la première guerre
Quand sa mère était cantinière

Puis le général jusqu'au petit matin
Déroulait le fil de son immense histoire
Puis il s'endormait sur sa botte de foin
Et nous sans parler
Nous rêvions de gloire

Il est resté comme ça chez nous
Jusqu'à l'automne
Sans travailler sans trouver la vie monotone
Ça nous a même étonnés
D'apprendre par le curé
Qu'il avait fait deux jumeaux à la bonne

Et puis voilà que par un beau matin
De décembre
Il est entré sans même frapper
Dedans ma chambre
Il venait de lire dans le journal
Qu'on le nommait Maréchal
Alors il nous quittait c'était fatal

Je l'ai reconduit en carriole jusqu'à la ville
On m'a rendu mes choux–fleurs
Et mes cageots
Et sans émotion inutile
Sans pleurs et sans se dire un mot
On s'est quittés en vrais héros

A la maison la vie a repris sans aventure
Y a plus personne pour nous chiper des confitures
Le général au bistrot
Avait planté un drapeau
Pour la patrie j'ai payé la facture

Je ne suis plus jamais retourné au marché
Mais quelques fois dans le ciel de la nuit d'été
On voit briller cinq étoiles
Et ça nous fait un peu mal

Oh... n'achetez jamais un général

 

mercredi 27 novembre 2024

Novembre, mois du souvenir?

 Vous devez vous dire, lecteurs attentifs, qu'en ce mois du souvenir, j'ai oublié beaucoup de choses: de vous rappeler les anniversaires de Masamune Shirow et d'Alan Moore; pour Masamune Shirow, c'était le 23, vous pouvez encore le lui souhaiter un peu en retard, quant à Moore, il est par ailleurs bien présent dans l'actualité, avec un gros livre de magie (un bumper book indeed) auquel il a travaillé (avec son quasi-homonyme Steve Moore) une bonne quinzaine d'années. John Coulthart  en a enrichi la maquette d'une ribambelle de fanfreluches qu'il a sorties de sa manche et il n'en est pas peu fier! Il en reparle ici. Et le livre? Vous pouvez aller en voir un peu.
Tout ça ce n'est pas à cause de trous de mémoire, c'est parce que tout le mois j'ai été très occupé ailleurs.
Ce dont j'aurais vraiment dû vous parler plus tôt, c'est du dernier Jaworski: une toute petite plaquette intitulée "Les Fauteurs d’Ordre"  (dans la collection Lunes d'encre de Denoël).


Ça parle d'un salaud ordinaire qui fait des saloperies ordinaires et à qui il arrive une saloperie ordinaire: un sujet que des nouvelles de Jaworski ont déjà traité avec plus de souffle (Mauvaise Donne, Profanation, Désolation...); si l'auteur a fait si court, c'est sans doute qu'il avait envie d'aller droit au but. Il se concentre sur l'enchaînement des faits, sans donner beaucoup de place au worldbuilding (à première vue - mais je peux me tromper - ça ne se passe pas dans l'univers du Vieux Royaume, mais dans un monde de fantaisie historique plus générique). Comme dit Alias, ce qu'on retiendra surtout, c'est que "toute ressemblance avec des événements récents n’est pas une coïncidence."
En effet, Oncle Alias a fait de cette nouveauté un compte-rendu très mesuré: "on a connu Jean-Philippe Jaworski plus subtil" et hasarde une hypothèse: " L’auteur, que l’on imagine très énervé pendant la réaction de ce texte, ne prend pas de gants pour montrer la montée du fascisme et ses effets." Et il conclut: "Je ne recommanderais pas forcément Les Fauteurs d’Ordre comme une lecture indispensable, mais pour son prix – une thune, soit cinq euros (ce qui, à la réflexion, fera sans doute plus qu’une thune en Suisse) – c’est une trentaine de pages qui se laissent lire sans déplaisir."
Oui, on peut imaginer Jaworski énervé. Dénoncer le fascisme est un travail de Sisyphe. Mais il paraît que,  si on a beaucoup d'imagination, on peut aussi imaginer Sisyphe heureux.

Et moi qu'est-ce que j'en pense? C'est du Jaworski, alors je prends. Si vous hésitez, vous les retrouverez sûrement plus tard, ces fauteurs, dans un recueil de nouvelles, en compagnie d'autres félons et canailles. Vous pouvez aussi le considérer comme un manifeste, et le faire circuler autour de vous comme d'autres l'ont fait en d'autres temps pour Indignez-vous!  de Stephane Hessel...
Ça faisait longtemps que je n'avais pas parlé de Jean-Philippe Jaworski dans ce blog! Ce n'est sans doute pas trop grave, il a fait parler de lui tout seul: ça ne vous a sûrement pas échappé, il a publié deux branches des Rois du Monde, des nouvelles et des articles un peu partout et tout récemment - je pense qu'on y reviendra - Le Chevalier aux épines! Trois tomes chez les Moutons Électriques, deux poches chez Denoêl.

image: © Denoël

vendredi 6 septembre 2024

Choses sérieuses

Les chefs d'État n'ont pas toujours les 18 Brumaire qu'ils voudraient bien avoir: parfois ils doivent se contenter d'une approximation douteuse:  par exemple un 5 septembre dangereusement proche du  4 septembre.
Toujours est-il que notre presque-président a déniché un premier ministre approximatif. Que va-t-il en faire? On aurait quelques raisons de s'inquiéter pour le bonhomme, ce garnement de président ayant l'habitude de casser ses jouets. 

Passons maintenant aux choses sérieuses:
Bon anniversaire China Miéville!
Bon anniversaire Donna Haraway!
Bon anniversaire Tony DiTerlizzi!

Oui, ils fêtent tous leur anniversaire le même jour: celui où on le souhaitait naguère au regretté Roland C. Wagner.
Ça a peut-être une signification cachée, mais laquelle?


dimanche 14 juillet 2024

Juilletistes

 Juillet, mois chaud, mois où l'on danse! Avec la température qui grimpe, je comprendrais que vous attendiez une soirée fraîche pour vous mettre à danser et à chanter.


 

 

dimanche 7 juillet 2024

Soirée caresses

 Ce soir, George Bernard Shaw caresse sa barbe et sourit en silence; tout commentaire lui semble superflu. 

 

samedi 6 juillet 2024

Ne pas oublier

Dans un de ses derniers billets, David Madore s'interroge sur les choix qui nous sont permis (dans les circonstances que vous savez). Comme toujours, il ne ménage pas sa peine pour bien poser les problèmes (il n'est pas prof de maths pour rien); lisez son billet, c'est long et fertile en digressions mais c'est intéressant. Extrait mémorable:

J'aime bien dire qu'il y a deux erreurs dont il faut simultanément se garder en politique au sujet de la notion de "moindre mal" :
    la première est d'oublier que le moindre mal est moindre,
    la seconde est d'oublier que le moindre mal est un mal.

Incidemment, je crois qu'on va entendre  beaucoup de gens gloser, dans les jours qui viennent,  sur la notion de "moindre mal". 

 La réflexion que ça m'inspire (formulée avec moins de rigueur que celle de Madore):

Quand on a à choisir entre: le mal absolu, une brochette de moindres maux d'intensités variées et un moindre bien qui est tellement plus "moindre" que "bien" qu'on pourrait être tenté de le confondre avec un moindre mal, ça fait beaucoup plus de deux "erreurs dont il faut simultanément se garder" (si j'étais mathématicien, je dessinerais une arborescence), mais on devrait tout de même arriver à faire un choix, si on se concentre bien.

 

mercredi 26 juin 2024

Conjuration

 Le délai est court, c'est vrai. Mais vous avez encore le temps de rassembler une bonne quantité de pieux, d'en tailler soigneusement la pointe, et de vous munir d'un fort maillet pour en transpercer le cœur des cadavres que vont essayer de ranimer, dès dimanche prochain, les nécromants qui attendaient depuis longtemps une occasion d'agrandir leur empire de ténèbres.


dimanche 9 juin 2024

Interprétation

 Quoi de particulier aujourd'hui? Au 9 Juin du calendrier vulgaire, correspond, dans le calendrier 'pataphysiqe, le 23 Merdre, que l'on consacre à l'Interprétation de l'Umour.

Quoi, vos aviez oublié que nous étions au mois de Merdre?  Si vous avez mauvaise mémoire,  notez dans votre agenda que vendredi prochain (le 23 Merdre, donc) ce sera le troisième anniversaire de l'admission d'Yves Frémion dans l'illustre corps des Régents du Collège de "Pataphysique. Une occasion de lever son verre, ça ne se rate pas.

 

dimanche 17 mars 2024

Une Journée Mondiale, une de plus

Vous n'avez pas oublié, j'espère, que le 17 Mars est la Journée Mondiale des Robots?

C'est que je ne vais pas vous le répéter tous les ans, avec le ménage, la lessive et la cuisine, je n'ai pas que ça à faire. 

Dessin de Volny.   Salut, Volny!

Bip.