lundi 26 janvier 2026

Fragments et fantômes

Je dois des excuses aux habitués de ce blog: en ce début d'année j'ai été un peu moins occupé que l'an dernier, mais encore pas mal occupé, et ça m'a tenu un peu loin d'internet.
Vous ai-je manqué? Pas trop, j'espère: vous n'avez pas eu besoin de moi pour célébrer le cent-vingtième anniversaire de Robert Erwin Howard en vidant en son honneur force cornes d'hydromel, par Crom! Et pour prendre note que le trentième anniversaire des éditions du Bélial, ce sera toute l'année. L'exposition Art Spiegelmann et Joe Sacco à la galerie Martel Paris, celle qui s'appelait NEVER AGAIN!.. AND AGAIN... AND AGAIN... a été prolongée; avez-vous pu en profiter? une autre expo a pris la suite; celle-ci s'appelle Fragments d'expositions, car elle contient un peu de tout: de l'Éric Lambé, du Lorenzo Mattotti, du Stefano Ricci et du Brecht Vandenbroucke. Et en février, vous pourrez retrouver Valentina à Martel Bruxelles (si vous êtes à Bruxelles). Et l'exposition Les mondes de Colette à la BNF, entre septembre et janvier, vous avez sûrement trouvé moyen de vous y faufiler!
Mais à présent, vous ne pouvez pas rater sur le site de Stéphane du Mesnildot une exposition encore plus spéciale: une exposition fantôme! une exposition qui n'a jamais eu lieu, mais dont le blog Jours étranges à Tokyo conserve les traces. Ça, il était important que je vous le signale, pour auriez pu passer à côté.
Voilà comment cette exposition est devenue fantôme:

Avant de passer à 2026, il est temps de régler son compte à cette année maudite. 
Jadis les choses se dégradaient plus au moins lentement ; maintenant, avec l’effrayante rapidité de notre époque, elles disparaissent purement et simplement. J’en ai fait l’expérience avec une expo sur laquelle je travaillais depuis plus de deux ans et qui, en juillet, trois mois avant son ouverture a été annulée par son commanditaire, la structure en charge du Grand Palais Immersif. 

à Tokyo,  

on trouve des distributeurs automatiques de fantômes!


Et il ajoute un appendice sur son quartier préféré, Golden gai:

Après les tournages, bien sûr les fantômes, démaquillés, se retrouvaient  dans  les  restos  et  les. petits  bars  de Golden gai.

Au bistro Utamaro, à Golden gai

Images: Rina Yoshioka et Stéphane du Mesnildot 


Aucun commentaire: