jeudi 31 mars 2011
Teclopolis
dimanche 13 mars 2011
Le mont Fuji en rouge (sur Rêves, d'Akira Kurosawa)
samedi 12 mars 2011
Comfort food

vendredi 11 février 2011
Ta Cathy t’a quitté: MURAKAMI Haruki, 8
jeudi 3 février 2011
Attendre le rêve: MURAKAMI Haruki, 7
- A vrai dire, commença-t-elle, j’ai un secret que je n’ai jamais avoué à personne jusqu’ici. J’ai vécu en le gardant seule. Mais aujourd’hui, je voudrais vous le confier. C’est sans doute parce que je ne vous reverrai probablement jamais. Mon père est mort soudainement alors que j’étais encore très jeune, et ma mère, sans m’en dire un mot, a aussitôt...
Nimit tendit ses deux paumes vers Satsuki, puis secoua la tête plusieurs fois:
- Docteur, je vous en prie, ne m’en dites pas davantage. Attendez le rêve, comme vous a dit la femme du village. Je comprends ce que vous ressentez, mais quand on met les émotions en mots, elles deviennent des mensonges.
Thaïlande, une des nouvelles du recueil Après le tremblement de terre
mardi 4 janvier 2011
Rions, buvons et mangeons
samedi 4 décembre 2010
De la littérature considérée comme un corps-à-corps avec de monstrueux vers de terre: MURAKAMI Haruki, 6
Quand la terre tremble, c’est à cause du Bonhomme Tremblement deTerre. C’est, au milieu de la nuit, ce que vient expliquer, à Junpei et à Sayoko (les protagonistes d’une des nouvelles du recueil Après le Tremblement de Terre), une petite fille nommée Sara: “Il est venu me réveiller et il m’a dit: ‘Va dire à ta maman que j’ai soulevé le couvercle de toutes les boîtes et que j’attends’. Il m’a dit de te dire ça et que tu comprendras.”
Cette information donne à Junpei matière à réflexion, d’autant qu’il a, à présent, du temps pour réfléchir, car la petite Sara est venue réclamer sa maman Sayoko juste au moment où Junpei et elle entreprenaient, dans la douceur de la nuit japonaise, de faire plus ample connaissance.
Chez Murakami, les histoires d’amour, si elles ne finissent pas nécessairement mal, ne sont jamais simples.
Et voici où le mènent les réflexions de Junpei (écrivain de son état):
“Maintenant, je vais écrire des nouvelles d’un autre genre, songea Junpei. Je raconterai par exemple l’histoire d’un homme qui attend que la nuit s’achève, en rêvant avec impatience du moment où le jour va se lever et où il va pouvoir prendre dans ses bras les êtres qu’il aime, dans la lumière claire de l’aube. Mais pour le moment, je dois rester ici et veiller sur ces deux femmes. Quel que soit celui qui veut leur faire du mal, je ne le laisserai pas les enfermer dans ces absurdes boîtes. Même si le ciel nous tombe dessus, même si la terre s’ouvre en deux dans un grondement. “
Je me demande si ça veut dire que Junpei va écrire le Passage de la Nuit.
mercredi 1 décembre 2010
Le futur a tendance à ressembler au passé, du moins jusqu'à ce que le présent s'en mêle
mardi 9 novembre 2010
Méfions-nous des lundis
Je suis titulaire d’une page sur Deviantart (mais si, mais si, je n’invente rien), page à la gestion de laquelle j’applique les mêmes principes éclairés qu’à la mise à jour de ce blog.
Par curiosité je viens d’en aller consulter les statistiques (aimablement calculées par Deviantart soi-même), et j’y ai été accueilli par cet énoncé d’une inattaquable rigueur scientifique:
“Tororoshiru soumet une nouvelle déviation au jugement du public tous les 1645 jours virgule neuf, et cet évènement se produit le plus souvent un lundi, jour où 100% de toutes les déviations de Tororoshiru (à savoir,1) ont, jusqu’à présent, été postées”.
Y a-t-il chose au monde qui mette plus de bonne volonté à se plier à ce pointilleux cérémonial qu'est une énonciation d’une inattaquable rigueur scientifique qu’une statistique, je vous le demande?
