samedi 11 février 2023

Projection privée

 Regardons les choses en face: à présent je vais au cinéma bien moins souvent qu'avant vous-savez-quoi.
Et, continuons à regarder  les choses en face: un jour prochain je serai de ceux qui se plaindront qu'il n'y a plus autant de salles de cinéma qu'au bon vieux temps.
Cette nuit (pour compenser?), je me suis fait une sorte de film. Dans la journée j'avais lu quelque chose au sujet d'un show intitulé The Descendants: apparemment c'est une sombre histoire de rivalités familiales, je n'ai pas cherché à en savoir plus. Dans mon rêve ce titre,
The Descendants, recouvrait tout autre chose: les épreuves, sur une longue période, d'un groupe de gens abandonnés sur une terre (ou une Terre? était-ce de l'Histoire ou de la science-fiction, je n'en suis plus certain) pas très accueillante, mais où la dernière génération finissait par se sentir chez elle. Au point que, dispersés, ils se retrouvaient, dans l'avant dernière scène, pour célébrer un anniversaire (celui du débarquement de leurs ancêtres, sans doute? comme souvent, ce n'est que de la fin du rêve que je me souviens avec précision, le début est devenu un peu flou). Puis la séquence suivante (la "vraie" fin) reprenait cette scène plan par plan, avec des personnages vieillis d'une dizaine d'années et d'autres détails qui suggéraient le passage du temps, certains détonaient par rapport à la sobriété de la première réunion, l'ambiance se voulait plus festive, certains des "descendants" s'étaient déguisés, en costumes "d'époque" (quelle époque? un passé fantasmé peut-être?): par exemple, le grand costaud qui s'était distingué plus tôt dans les scènes d'action, il s'était confectionné pour l'occasion une sorte de costume de pirate, qui ne parvenait pas à dissimuler qu'il avait pris de la bedaine. Une fin légèrement douce-amère, donc: la séquence était muette, et se terminait sur un fondu au noir. 

Pendant ce temps, dans le monde diurne, les scriptwriters de la réalité disséminaient çà et là des "carabines de Tchékhov", pour prévenir le public que tout ça risquait de finir mal.

 

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